Histoire vraie · Nº 04
Ce que je fais vraiment après l’amour (pas glamour)
📖 Histoire vraie, vécue et racontée par moi. Les prénoms et quelques détails sont changés, pour la discrétion de tout le monde.
En deux mots
Au cinéma, on s’endort enlacés dans des draps impeccables. Chez moi, après une nuit réussie, c’est toilettes, douche et serviette sur la tête, que ça plaise ou non. Et un soir, pendant que j’étais sous l’eau, un homme a changé les draps trempés sans que je lui demande rien.
- MoiUne serviette autour du corps, une autre sur la tête
- LuiUn grand blond aux épaules de nageur
- Le non-négociableToilettes et douche d’abord, câlin ensuite
- Le détail qui tueDes draps propres en sortant de la douche
- Température🔥🔥🔥
Sur cette photo, je sors de la douche, enroulée dans une grande serviette blanche, une deuxième serviette sur la tête, et je m’essore les cheveux devant la porte de ma chambre. C’est exactement à ça que je ressemble après une nuit avec un homme, ou plutôt dix minutes après. Dans les films, les amants s’endorment enlacés dans des draps impeccables, les cheveux en place et le maquillage intact. Dans la vraie vie, en tout cas dans la mienne, l’après se passe surtout entre les toilettes et la salle de bain, et je vais vous raconter pourquoi.
Commençons par la réalité physique, puisque personne n’en parle jamais. Après une nuit réussie, je transpire, j’ai les cheveux collés sur la nuque et sur le front, mon mascara a coulé sous mes yeux si j’en portais, et disons que les draps ne sont pas les seuls à avoir besoin d’un lavage. Je ne suis franchement pas prête pour une photo, et vous savez quoi ? Je m’en fiche complètement : si la soirée m’a mise dans cet état, c’est plutôt bon signe.
Il y a en revanche une chose que je fais à chaque fois, et qui n’est pas négociable : je vais faire pipi. Pardon si c’est un peu direct, mais c’est important, à cause des infections urinaires, que n’importe quelle gynécologue vous expliquera mieux que moi. Donc peu importe à quel point il a envie de me garder dans ses bras, je me dégage, je pose les pieds sur le parquet froid et je file aux toilettes, les jambes parfois encore un peu en coton.
La première fois qu’un homme me l’a reproché, c’était un Genevois très tendre qui m’a rattrapée par le poignet en me demandant si je ne pouvais pas rester un peu. Je me suis rassise au bord du lit, le drap serré autour de la poitrine, et je lui ai fait un petit cours d’anatomie féminine pendant qu’il me regardait avec des yeux ronds. Depuis, je n’explique même plus : je me lève, j’y vais, fin de l’histoire.
Ensuite, en général, je prends une douche, pas toujours tout de suite mais assez vite. Je me sens collante, ma peau sent son parfum à lui et mes cheveux ressemblent à un nid d’oiseau, et ce n’est pas parce qu’on vient de passer un très bon moment que je vais dormir dans cet état. Sous l’eau chaude, je fais l’inventaire : les marques de ses doigts sur mes hanches, une petite trace de dents sur l’épaule, la nuque raide. Je vous laisse deviner d’où tout ça vient.
Il y a des hommes que ça dérange. Ils voudraient que je reste au lit, collée contre eux, et qu’on s’endorme tout de suite dans la chaleur et la moiteur. J’ai essayé, au début, pour faire plaisir, et j’ai passé des nuits entières à fixer le plafond en me sentant poisseuse. Je ne peux pas : j’ai besoin de me sentir propre et bien dans mon corps pour m’endormir, et celui qui le prend mal n’a en général pas droit à une deuxième nuit.
Il y a quelques mois, j’ai passé la nuit chez moi avec un homme qui avait vraiment compris. C’était notre deuxième rendez-vous, un grand blond aux épaules de nageur, et la soirée avait été, disons, sportive, au point que je ne savais plus très bien où était passé mon oreiller. Vers une heure du matin, alors que je me redressais déjà pour me lever, il m’a embrassé l’épaule et m’a dit d’aller prendre ma douche, et surtout de prendre mon temps.
Je suis restée longtemps sous l’eau chaude, à me masser la nuque et les mollets. Pendant ce temps-là, sans que je lui demande rien, il a défait le lit et changé les draps, qui étaient trempés, ce qui en dit assez long sur la soirée. Il a trouvé tout seul la parure propre dans mon armoire, il a posé deux grands verres d’eau fraîche sur la table de nuit et il a ouvert la fenêtre en grand pour aérer la chambre.
Quand je suis sortie de la salle de bain, enroulée dans ma serviette, l’autre nouée sur la tête comme sur cette photo et les pieds encore mouillés sur le parquet, je suis restée plantée sur le pas de la porte. Le lit était frais et bien tiré, l’air de la nuit entrait doucement, et il m’attendait adossé à la tête de lit, torse découvert, avec un sourire très fier de lui. Ça, c’était sexy, bien plus que de rester collés l’un à l’autre dans des draps humides.
J’ai hésité une seconde à enfiler un t-shirt, puis j’ai laissé tomber la serviette au pied du lit et je me suis glissée contre lui, la peau encore tiède de la douche. On a parlé un moment, de tout et de rien, et ensuite seulement on s’est endormis. Pour une fois, c’était exactement comme au cinéma, sauf que les draps étaient propres.
Si je résume, ma vraie routine d’après ressemble donc à ceci. D’abord les toilettes, toujours, même s’il fait froid et qu’il me tient serrée contre lui. Ensuite la douche, presque toujours, puis mes cheveux enroulés dans une serviette pendant que je sèche le reste. Selon l’humeur, j’enfile une culotte propre et un grand t-shirt, ou rien du tout, avant de retourner au lit, dans des draps frais si j’ai de la chance.
Ce n’est pas glamour, et ce n’est pas romantique comme dans les films. Mais c’est hygiénique, c’est confortable, et ça me permet de profiter vraiment du moment d’après sans me sentir poisseuse. C’est souvent là, propre et détendue, la tête sur son épaule, que les meilleures conversations arrivent, et parfois même un deuxième round, puisque la douche a eu le temps de me réveiller.
Et les hommes qui comprennent ça, qui le respectent et qui s’y mettent même pour rendre ce moment agréable, ce sont ceux avec qui j’ai envie de rester, ou au moins de recommencer. Le blond aux épaules de nageur, je l’ai revu plusieurs fois, et à chaque fois, les draps propres étaient sur le lit avant que je sorte de la douche.
Parce que l’amour, ce n’est pas seulement ce qui se passe sous la couette. C’est aussi tout ce qui vient avant et tout ce qui vient après, et un homme qui a compris ça a compris l’essentiel. Messieurs, retenez au moins une chose : une paire de draps propres fait plus d’effet qu’une bouteille de champagne.
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Et vous ?
Ce que j’en retiens
- Aller aux toilettes juste après, c’est une question de santé, pas de romantisme : l’homme qui vaut le coup ne s’en offusque pas.
- Prendre une douche avant de se rendormir n’a rien de froid, c’est souvent là que commence le meilleur moment d’après.
- Un homme qui change les draps pendant que vous êtes sous l’eau marque bien plus de points qu’un grand discours.
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